Arnaud Prinstet


Tel Montaigne qui à travers l'analyse de sa propre personne ambitionne l'étude du genre humain, Arnaud Prinstet peint principalement son autoportrait depuis 10 ans.

   Chaque jour face au miroir tâchant d'aborder sa propre image comme quelque chose d'inconnu, il réalise la toile de cet instant particulier de lui-même. Par la répétition du geste, l'autoportrait d'Arnaud Prinstet tend à s'abstraire de son modèle et à devenir universel jusqu'à former un miroir en lequel chacun peut reconnaître un morceau de sa propre humanité.


Dans son livre « histoire de moi ou l’histoire des autoportraits » retraçant l’histoire de la peinture puis la préhistoire, Yves Calméjane le  cite à la suite des plus grands maîtres de l’histoire de l’art : « Arnaud Prinstet qui peint son autoportrait tous les jours inlassablement n’hésite pas à en recouvrir les grands monuments parisiens ou à le lancer sur le réseau. »

    Ainsi Arnaud Prinstet se fait remarquer durant la Nuit Blanche 2007 en projetant son travail sur le centre Pompidou et sur l’Arc de triomphe de la cour carrée du Louvre. Il récidive durant la FIAC 2007 par une projection sur le mur du Grand Palais puis en janvier 2008 sur la Grande Arche de la Défense. Lors de l’inauguration de la FIAC 2008 il illumine un autoportrait de 3mx3m sur les marches du Petit Palais.

   Ces performances comme son travail de peinture s’inscrivent dans une démarche ambitieuse. Pour Arnaud Prinstet l’envahissement technologique sanctionne une coupure avec la nature et son travail est une tentative pour restaurer le principe vital par lequel il est possible de retrouver le sens de la vie et la place de l’homme dans la société.

   Donnons-lui le dernier mot pour clore cette présentation : «En questionnant le thème de l’individualité, je cherche en moi-même une dimension d’éternité et ainsi à restaurer le lien entre l’homme et l’univers. »

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